Interview de M. Decayeux, chef d’établissement, par les élèves du BDE

Depuis quand êtes-vous à la tête du lycée et continuez-vous d'enseigner ?
Depuis la rentrée septembre 2017, je finis ma quatrième année. J'ai toujours essayé et je souhaite toujours continuer à enseigner. Même si ce n'est pas toujours simple. Cette année, j'arrive encore à assumer cinq heures de cours par semaine sur un seul niveau
Êtes-vous satisfait de votre expérience à la tête du Lycée Sacré Cœur ?
Satisfait ? Oui et non. Je ne suis jamais vraiment tout à fait satisfait. En revanche je vois que les choses avancent, les projets se réalisent, j’y prends beaucoup de plaisir, donc dans l’ensemble oui.
Quels ont été les projets que vous avez menés au sein du lycée et/ou que vous souhaiteriez entreprendre ?
Je ne suis pas seul, je ne peux pas mener seul un établissement scolaire catholique même si je suis un peu au centre des choses. Il y a un conseil d’administration, les enseignants et tout le personnel OGEC. Et puis, il y a la tutelle des Sœurs du Sacré-Cœur. À l’origine de cette tutelle, Madeleine Sophie Barat, religieuse du Sacré Cœur, née avant la révolution française, souhaitait se mettre au service de Dieu en permettant aux jeunes filles comme elle d'avoir accès au savoir. Elle a donc créé un premier pensionnat ici à Amiens.  Avec la congrégation et l’OGEC on essaye de créer les conditions les plus favorables pour accueillir des jeunes et les accompagner au mieux dans leur réussite personnelle. Nos  projets vont dans ce sens-là. Ce sont des projets immobiliers avec, par exemple, le self, le foyer, des salles de classe, des  aménagements liés aux réformes que l’Education nationale nous impose et du développement aussi, puisque nous avons ouvert l'alternance cette année.
Si vous pouviez changer quelque chose en lien avec le  lycée ou l'éducation en général, que décideriez-vous ?
C’est vrai que nous avons une certaine latitude puisque en tant qu’enseignement catholique nous avons une identité propre, seulement nous sommes sous contrat et nous avons un cahier des charges à respecter avec l'Éducation nationale. Nous pourrions exploiter davantage cette liberté dans nos propositions éducatives et pédagogiques, j’en serai ravi.
En tant que directeur, comment trouvez-vous la vie dans l'établissement ? 

Super, vraiment. J'ai beaucoup de chance. On est un des rares lycées à ne pas avoir de collège. Ainsi nous accueillions des élèves à partir de la seconde, qui viennent aussi bien de la campagne que de la ville, de collèges privés ou publics. Cela nous permet de partir de zéro en seconde et de passer trois ans ensemble. Nous avons vraiment la chance d’avoir des super jeunes, je suis ravi de les côtoyer au quotidien avec des équipes qui ont envie d’œuvrer au mieux pour les accueillir et les accompagner. Ce n'est pas toujours un long fleuve tranquille, mais je suis réellement ravi d'être là.